Le « Reboisement » : solution ponctuelle devenue hypnose planétaire
Les forêts tropicales se caractérisent par leur grande
richesse en espèces animales et végétales. Contrairement aux écosystèmes des
pays tempérés où, du fait de la rudesse du climat, la compétition inter
spécifique a abouti à des sélections d’écotypes résistants, l’environnement
africain se caractérise par la présence de la « brousse » qui est un
espace physique de haute productivité ; les facteurs écologiques
abiotiques que sont le climat, la température, l’humidité etc. y interviennent
au voisinage de l’optimum, entraînant ainsi un foisonnement de la biocénose.
Arrivent enfin les stades d’édification du climax où, au
terme d’une lente évolution au cours de
laquelle se sont succédées des associations instables, la biocénose s’équilibre
enfin avec le milieu physique. Au stade du climax, l’importance prise par la
biomasse - surtout végétale – est telle que se créent les conditions d’un
écosystème dans lequel un équilibre s’établit entre les chaînes et réseaux
alimentaires reliant tous les êtres vivants du système. Le climax est donc une
biodiversité équilibrée et stable à l’échelle de plusieurs générations
humaines. Au Sénégal, seuls les bois sacrés en Casamance pourraient encore être
considérés comme climatiques.
En d’autres termes, la correction de la désertification
par le reboisement ne repose pas sur une base scientifique. La nature ne
reboise pas un milieu, elle le repeuple. L’homme en même temps qu’il déboise,
dépeuple le milieu, détruit les niches écologiques des domaines épigés et
hypogés et, à rebours, défait la nature. Le facteur édaphique – qualité surtout biologique et pas
seulement minérale du sol – lui-même tributaire des bio réducteurs –
champignons, bactéries, invertébrés – n’est pas pris en compte dans la seule
plantation des arbres. Le reboisement tel qu’il est pratiqué jusque là est
artificiel en ce sens qu’il est le reflet d’une vision schématique,
caricaturale, parcellaire de la nature, en relation avec les convictions
momentanées de quelques décideurs.
L’homme ne crée pas l’équilibre naturel qui caractérise
la biodiversité mais peut tout au plus développer des stratégies pour
restaurer, entretenir, et même améliorer cette biodiversité. Ces stratégies
devront se faire à l’image de celles mises en œuvre par la nature elle-même
pour façonner un couvert végétal stratifié et la faune qui l’accompagne, pour
repeupler un biotope. D’où l’importance que l’équipe de biologie de SOS
Environnement accorde au concept de repeuplement naturel par rapport à celui de
reboisement.
Des expériences réalisées au Sénégal sur des lézards ont montré que ces
reptiles sont capables de produire chacun plus de 2g d’excréments 2 fois par
jour soit une production annuelle de près de 2kg par animal. Rien que des
lézards peuvent ainsi produire dans un biotope des tonnes de matières
organiques auxquelles la mortalité naturelle ajoutera leur propre biomasse. Au
cours des saisons, des ans, des siècles, des ères, la biocénose animale
microscopique et macroscopique a servi par ses cadavres et son métabolisme à
produire de l’inoculum biologique destiné au compostage naturel des biomasses
végétales.
La nature fait du compost. Elle associe lentement mais sans interruption, la litière aux
productions biologiques et métaboliques animales. Il y a eu probablement autant
ou plus d’excréments et de cadavres d’animaux dans l’histoire de la terre qu’il
n’y a eu de productions organiques d’origine végétales.
Au cours des ères, des milliards de tonnes de
matières organiques d’origine animale se sont fondus dans les litières
favorisant ainsi l’humification et par conséquent la fertilité des sols.
Démarche empirique pour passer du
reboisement (artificiel bien que fonctionnel) au repeuplement (naturel et
socioculturel)
La démarche devra commencer par une étape conceptuelle consistant à remplacer la notion de reboisement fonctionnel ou artificiel par celle de repeuplement naturel. Le repeuplement animal et végétal se fera après enquêtes par des étapes conformes à celles définies par la nature elle-même, à savoir les stades pionniers, les stades de consolidations et les stades du climax avec comme particularité l’accélération des processus naturels...
(Extrait cours de SOS Environnement sur la
Permaculture)
Bonjour, J'aimerai savoir combien de temps met en moyenne une foret à se refaire entièrement.. Merci de me répondre sur ce blog : http://black-ston3s.skyblog.com ou par mail sp0ng3-b0b@hotmail.fr
Rédigé par : Julie | 23/01/2009 à 17:57
Bonjour,
Juste une question, est ce que l'autoportrait, et le combo de couleur doivent être sur une page 40x40 ou d'autres formats sont acceptés?
Merci!
A+
Karine
Rédigé par : coach shoes | 16/11/2010 à 02:41