Par Ababacar
Le sénégal a beaucoup perdu au cours de ces vingt derniéres années.
Chaque jour, un peu plus de nos terres cultivables s’éboulent en sable
dunaire; chaque soir, les pirogues reviennent avec un peu moins de
poissons que lors de la dernière journée de pêche. L’exode rural et
l’immigration clandestine sont les avant-coureurs d’une pauvreté
écologique qui entame les marges de notre survie.
Face à tous ces problèmes, nous avons la cherté de la vie au Sénégal.
Des négociations opposant le gouvernement sénégalais, les syndicats et
le patronat sénégalais étaient tenues il y a plus de trois mois déjà.
Au cours de ces réunions, les différentes parties, de source syndicale,
étaient convenues d'examiner des revendications sur l'augmentation du
pouvoir d'achat. Dire que la pauvreté gagne du terrain n'est qu'une
redondance actuellement au Sénégal et dans beaucoup de pays africains.
Pendant longtemps "des spécialistes de l'Afrique" ont considéré comme
raison principale de la pauvreté du continent, les guerres tribales.
Mais même s'ils ont eu raison, à voir l'exemple du Sénégal et des
autres pays d'Afrique qui n'ont pas connu de guerres, on se pose la
question de savoir où est la vérité?
Un phénomène très en vogue qui marque le niveau de pauvreté et de
désespoir qui sévit dans ce pays est l'émigration clandestine, avec
les jeunes qui embarquent dans des pirogues de fortune au péril de leur
vie. Ici on nous dit que les jeunes sont les vecteurs du développement
mais on ne nous dit jamais quel type de développement ni quel est
l'intérêt du développement. La plupart des jeunes refusent de discuter
de sujets politiques, ils disent que c'est une perte de temps. Est-ce
vrai ou est-ce qu'on leur a tellement trompé qu’aujourd’hui ils se sont
fait leur propre idée de ce qu'est la politique.
Ici on nous demande d'aller à l'école, de faire des études supérieures
et des résultats. La plupart d'entre nous y vont pour soulager leur
solitude mais malheureusement s'y trouve seuls voir trop seuls car les professeurs dans
leur majorité sont abonnés absents dans les amphithéâtres, (Université
de Dakar -F.L.S.H./Anglais). Selon une source de l’amicale des
étudiants de la faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH), leur
faculté était construite pour recevoir 600 à 1200 étudiants et qu’elle
est passée entre 25000 et 30000 inscrits soit 25 à 40 fois plus que le
nombre prévu.

